Un mois pour comprendre l’islamophobie. Un programme avec des films, des reportages, des bandes dessinées et des activités ludiques à destinations des jeunes entre 7 et 18 ans.
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Un mois pour comprendre l'islamophobie
Ce site est outil pédagogique à destination des jeunes de 7 à 18 ans. Même si le jeune peut le consulter seul, il est recommandé, en particulier pour les moins de 12 ans, d’être accompagné par un parent, un enseignant ou un éducateur, qui aidera à la compréhension et participera aux activités.
Il est également recommandé de découvrir ce site en groupe, par exemple en famille ou en classe, afin de susciter le débat et les discussions constructives.
Il est vivement conseillé de suivre le site selon l’ordre proposé, en abordant les 4 parties avec un intervalle d’une semaine, afin que les points abordés dans chaque partie fassent l’objet de discussions informelles pendant la semaine, ce qui permet d’enrichir les réflexions.
Pourquoi ce site ?
En 2023, le CCIE a lancé un sondage public destiné à évaluer le traitement du sujet de l’islamophobie auprès des adolescents, des parents et des enseignants. Parmi les personnes qui ont souhaité répondre à ce sondage, nous comptons 80 adolescents, 270 parents et 56 enseignants.
Ce sondage a confirmé que les jeunes, les enfants, les étudiantes et les étudiants, sont de plus en plus directement concernés par l’islamophobie.
On connaît la loi de 2004, qui se dirigeait d’abord envers les jeunes musulmanes, mais on remarque, notamment depuis 2015, que les enfants, parfois même très jeunes, font l’objet d’accusations et sont utilisés comme les indicateurs d’une forme de “radicalisation” de leurs parents. L’environnement familial est alors scruté et mis en conflit avec l’environnement scolaire.
Notre sondage auprès des adolescents, parents et enseignants a montré que l'islamophobie constitue souvent un tabou dans les discussions avec les jeunes :
Salma, étudiante
“On dirait qu’à l’école, l’islamophobie est un sujet tabou, voire même que des personnes pensent que ça n’existe pas.”
Audrey, parent
“En parlant d’islamophobie, je crains d’effrayer mes enfants. Je ne veux pas qu’ils voient de la discrimination partout et qu’ils se limitent dans leurs choix à cause de cela.”
Majid, enseignant
“En parlant d’islamophobie avec nos élèves, on craint d’être accusé de prosélytisme.”
Sur 80 adolescentes et adolescents interrogés (moyenne d’âge : 17 ans), une majorité témoigne avoir fréquemment été témoin ou victime d’islamophobie, principalement à l’école ou dans les médias. Cette islamophobie se manifeste à travers des remarques racistes, des insultes, des regards mal placés, de la stigmatisation, du harcèlement, de la discrimination et des convocations jugées abusives.
Mais ce qui apparaît de manière très claire, c’est que le sujet même de l’islamophobie est rarement abordé dans l’entourage de ces personnes, a fortiori à l’école, où parler d’islamophobie avec les enseignants paraît impensable aux yeux d’une majorité des personnes interrogées. Néanmoins, entre eux, les étudiants en parlent, mais cela semble se faire à l’écart du personnel académique.
La majorité des parents ont déjà abordé le sujet de l’islamophobie avec leurs enfants, souvent à travers des conversations informelles ou en réaction à des événements spécifiques (comme des émissions de télévision). Les parents estiment que parler d’islamophobie aide leurs enfants à savoir comment répondre à des actes ou des discours haineux, à développer leur tolérance et leur ouverture d’esprit, et à se préparer psychologiquement à affronter de possibles situations de discrimination.
Mais ce que nous notons, c’est qu’un nombre non négligeable de parents (94 parents sur 270) ont été amenés à parler d’islamophobie avec les enfants parce que ceux-ci y ont été confrontés directement (soit en tant que victimes, soit en tant que témoins).
De même, bien que ces discussions rencontrent, de la part des jeunes, curiosité et ouverture d’esprit (50%), chez un certain nombre d’entre eux, cela suscite de la confusion voire un refus d’accepter le phénomène.
Par ailleurs, selon l’observation des parents, 30% des jeunes sont amenés, après avoir été témoin d’un acte islamophobe, à développer un discours tendant à accuser les institutions de ne pas les aimer.
Enfin, certains parents font part de leur souhait d’orienter leurs enfants vers des études qui leur permettraient de travailler à l’étranger, hors de France.
Parmi les raisons évoquées par les enseignants pour aborder le sujet de l’islamophobie en classe, il y a le fait de promouvoir la compréhension interculturelle et la tolérance, de sensibiliser les élèves aux préjugés et à la discrimination, et de réagir à des incidents spécifiques dans l’actualité.
Les enseignants qui ont reçu une formation en la matière la jugent précieuse, mais ils sont encore trop peu nombreux à en bénéficier. De plus, il existe une demande claire pour des supports visuels efficaces, tels que des vidéos, des courts métrages, et des affiches, qui permettent d’aborder l’islamophobie de manière concrète et accessible pour les jeunes.
Enfin, les expériences partagées par les enseignants révèlent les défis posés par le contexte socio-politique actuel et l’urgence de proposer des outils pédagogiques qui soutiennent une approche nuancée et éclairée de l’islamophobie.
Ce site a pour objectif de lever ce tabou et de comprendre l'islamophobie, de manière apaisée, sans provoquer de sentiment de rejet ou de confusion.
Semaine 1
Regardez ce court-métrage
Regardez ce court-métrage et écrivez tous les termes qui semblent important, notamment lorsque Amir est convoqué chez la directrice.